La nutrition sportive industrielle, ça finit par peser. Pas sur la balance — sur l’estomac. Les gels sucrés à l’excès, les barres qui ressemblent à du plastique compressé, les arômes artificiels qu’on reconnaît à trois mètres. Baouw est née exactement de ce constat, en 2017, sur les bords du lac d’Annecy. Pas d’un labo quelconque, mais d’un nutritionniste ostéopathe, d’un expert agroalimentaire et d’un chef deux étoiles Michelin. Ce trio improbable a décidé de cuisiner la nutrition sport — vraiment cuisiner, pas assembler des poudres.
Dans ce guide :
- Baouw, qui c’est et pourquoi ça intrigue
- La gamme complète : barres, purées, gels
- Les ingrédients : vraiment naturel ou marketing ?
- Test terrain : goût, texture, digestion à l’effort
- Quand utiliser quoi dans un triathlon ou une sortie longue
- Prix et comparaison avec SiS, Maurten, GU
- Ce qu’on garde et ce qu’on laisse
- FAQ

Baouw, qui c’est et pourquoi ça intrigue
Gilles Galoux (agroalimentaire), Benoît Nave (nutritionniste ostéopathe et ancien sportif de haut niveau) et Yoann Conte (chef deux étoiles Michelin) ont fondé Baouw avec une philosophie simple : “cuisiner, pas faire de la chimie”. Annecy, les montagnes, le trail, le vélo — le contexte s’y prêtait.
Leur credo : des ingrédients bio, bruts, sans sucres ajoutés, à index glycémique modéré pour éviter les pics de glycémie et les coups de mou qui suivent. Sur une sortie de 3h en vélo ou un trail de 6h, c’est exactement ce dont tu as besoin. Pas un shoot d’énergie qui s’effondre au bout de 20 minutes.
Aujourd’hui, 45 athlètes portent la marque — Xavier Thévenard, Loana Lecomte, Thibaut Baronian. Ces gens-là ne signent pas pour n’importe quoi. Ils avalent ce qu’ils sponsorisent sur des courses de 100 km. C’est un indicateur.
La gamme complète : barres, purées, gels
Baouw propose quatre grandes familles de produits. Les purées énergétiques constituent leur produit phare — celles qu’on appelle parfois “compotes” mais qui sont formulées spécifiquement pour l’effort. Les barres Extra. Les barres protéinées pour la récupération. Et depuis 2024, des gels énergétiques naturels.
Les purées (3,25 €/u) existent en versions sucrées et salées. Côté sucré : poire/pomme/menthe est la plus populaire, avec de la poire (47%), de la pomme (47%), de l’huile d’olive vierge extra, du gingembre et de la menthe. Côté salé : la patate douce/carotte/poivre Timut est franchement originale — patate douce (73%), jus d’orange, huile d’olive, sel de Guérande, curcuma, poivre Timut. Rien que la liste d’ingrédients te donne envie. Chaque purée apporte 114 kcal et 15 g de glucides naturels.
Les barres Extra (3,25 €/u, 50 g) sont construites sur une base dattes + noix + huile d’olive vierge extra. 214 kcal, 23 g de glucides, 315 mg de BCAA. Sans gluten, vegan, made in France. Le score Yuka est de 88/100 — franchement difficile à battre pour une barre sport. Les saveurs vont du classique chocolat/noisette au vanille/macadamia en passant par crunchy peanut.
Les barres protéinées (3,50 €/u) misent sur 12 g de protéines végétales — l’équivalent de 2 œufs selon Baouw — avec 1 345 mg de BCAA. La version fruits rouges/cajou est à base de cranberries, myrtilles, noix de cajou, dattes, huile d’olive. Zéro protéine de lait en poudre. Score Yuka 88/100 également.
Les gels (3,25 €/u), lancés en 2024, se distinguent par leur format 90 g — bien plus généreux que la moyenne du marché. Ils reprennent la même philosophie : ingrédients bio, naturels, index glycémique modéré. La version fruits rouges/hibiscus en est un bon exemple.

Les ingrédients : vraiment naturel ou marketing ?
La question mérite d’être posée. “Naturel” et “bio” sont devenus des mots valises dans l’industrie du sport. Alors je suis allé lire les étiquettes, pas les pages marketing.
La purée poire/pomme/menthe : purée de poire 47%, purée de pomme 47%, huile d’olive vierge extra, fécule de tapioca, vinaigre de cidre, gingembre en poudre, jus de menthe 0,02%, coriandre, aneth. C’est propre. Tu peux prononcer chaque ingrédient sans avoir fait une formation de chimiste.
La barre Extra vanille/macadamia : dattes, noix de macadamia 16%, noix de cajou, purée de pommes, huile d’olive vierge extra, graines de sarrasin toastées, extrait naturel de vanille 2%, farine de riz. Pas de sirop de glucose. Pas de maltodextrine. Pas de lécithine de soja.
C’est là que Baouw se distingue vraiment. Les marques “naturelles” qui mettent de la maltodextrine en 3e position de leur liste d’ingrédients, on en a tous vu. Ici, les sucres viennent des fruits. L’apport lipidique vient de l’huile d’olive — qui, selon leur nutritionniste, améliore le confort digestif pendant l’effort et apporte des antioxydants. Cette revendication tient la route sur le plan scientifique : les lipides insaturés à petites doses pendant l’effort longue durée sont bien tolérés et participent à l’apport énergétique à basse intensité. Si tu veux en savoir plus sur la nutrition en triathlon, on a un guide complet qui couvre les ratios glucides/lipides selon les distances.
Tous les produits sont certifiés bio AFNOR. Le score Yuka de 85 à 88/100 n’est pas là par hasard — c’est le résultat de l’absence d’additifs, de colorants et de conservateurs.
Test terrain : goût, texture, digestion à l’effort
Les avis qu’on trouve sur la toile convergent sur un point : la surprise. Widermag a regroupé plusieurs testeurs et le résultat est net — “double réussite saveur + digestibilité” qui a surpris 100 % des testeurs. C’est rare d’avoir un consensus aussi clair sur un produit nutrition.
Les purées ont une texture onctueuse, ni trop liquide ni pâteuse. Le format gourde refermable facilite la prise en main à l’effort — tu n’as pas besoin de tout avaler d’un coup. En triathlon sur la partie vélo, c’est un avantage réel. La version salée patate douce/carotte change radicalement la donne sur les sorties de plus de 3h : alterner sucré et salé casse la monotonie gustative et aide à maintenir l’envie de s’alimenter.
Les barres ont une consistance ferme sans être dures. En hiver, quand les dattes deviennent compactes au froid, elles demandent un peu plus d’effort pour croquer — c’est le seul bémol récurrent dans les retours terrain. À 20°C+, c’est parfait.
La digestibilité est le vrai point fort. Sur un ultra ou un Ironman, les troubles gastro-intestinaux peuvent transformer une belle course en cauchemar. Les glucides à index glycémique modéré de Baouw évitent les pics insuliniques brutaux. L’absence de lactose, de gluten, de sucres ajoutés et d’édulcorants réduit les risques de fermentation intestinale. Plusieurs athlètes rapportent avoir basculé sur Baouw précisément après des problèmes digestifs avec d’autres marques.

Quand utiliser quoi dans un triathlon ou une sortie longue
Voilà une question pratique que les pages marketing n’abordent jamais franchement. Voici comment j’organiserais une stratégie Baouw sur différents formats :
Triathlon Sprint (1h-1h30) : une barre Extra avant le départ (30 à 45 min avant), éventuellement une purée sur le vélo si tu dépasses 1h. L’effort est court et intense — les barres protéinées n’ont pas leur place ici.
Triathlon Olympique / distance M (2h-3h) : une barre avant le départ, une purée toutes les 30 min sur le vélo (en alternant sucré/salé si tu le peux), rien à pied sur 10 km sauf gel si ça traîne. Pour un guide de nutrition avec les gels en triathlon, tu trouveras les dosages précis selon l’intensité.
Half-Ironman / distance L (4h30-6h) : barre 1h avant le départ, puis 1 purée toutes les 30 min sur le vélo (90 km = environ 5 purées ou un mix barres/purées), 1 gel Baouw tous les 45 min sur la course à pied. Total glucides visé : 60-80 g/h sur le vélo.
- Barre Extra : préférable sur la première heure de vélo, quand l’intensité permet encore de mâcher normalement.
- Purée : idéale en deuxième moitié de vélo et pour les transitions — texture liquide facile à avaler même à intensité élevée.
- Barre protéinée : réservée à la récupération dans les 30 min après l’effort, pas pendant la course.
- Gel : option sur la course à pied quand la mâche devient difficile et qu’on veut un format compact.
Sur les longues distances, pense aussi aux électrolytes en triathlon — Baouw a sorti une gamme de pastilles électrolytes (environ 9,95 €) qui complète bien la stratégie solide/liquide sur Ironman.
Prix et comparaison avec SiS, Maurten, GU
Le prix unitaire Baouw est identique sur toute la gamme solide : 3,25 €/u pour les purées et barres Extra, 3,50 €/u pour les barres protéinées. Les gels sont à 3,25 €/u (prix constatés mai 2026). Les packs offrent une remise de -10% dès 20 unités et -15% dès 40 unités.
Comment se situe Baouw face aux grandes marques ?
- Maurten Gel 100 : environ 3,50-4 € l’unité, 25 g de glucides en hydrogel, format concentré. Maurten carbure plus haut en glucides — c’est son avantage sur les formats courts à intensité élevée. Si tu veux approfondir, l’avis complet sur Maurten est sur le blog.
- SiS Go Isotonic Gel : environ 1,50-2 € l’unité, 22 g de glucides. Moins cher, format isotonique sans eau nécessaire. Mais des additifs et arômes que Baouw ne met pas.
- GU Energy Gel : environ 2-2,50 € l’unité, 20-22 g de glucides. Très connu, bon ratio prix/glucides, mais ingrédients bien plus transformés.
Baouw apporte moins de glucides par unité que Maurten ou SiS. C’est assumé. Leur argument : index glycémique modéré, énergie plus stable, meilleure tolérance digestive sur la durée. Sur un 70.3 ou un Ironman, c’est un vrai argument. Sur un Sprint ou un 10 km, tu peux parfaitement te passer de Baouw et prendre n’importe quel gel moins cher. Pour comparer d’autres marques nutrition, le guide Isostar nutrition sport donne un autre point de vue sur les gammes grand public.
Côté barres, la comparaison avec les autres barres énergétiques en triathlon est instructive : Clif Bar est moins chère (environ 2 € en grande surface) mais contient du sirop de riz brun et de la farine de blé. Baouw est plus chère mais plus propre nutritionnellement.

Ce qu’on garde et ce qu’on laisse
Franchement, si tu souffres de problèmes digestifs pendant tes courses ou sorties longues, Baouw mérite vraiment d’être testé. C’est leur terrain de jeu. La digestibilité est leur argument le plus solide — et le plus difficile à réfuter quand tu lis les retours d’athlètes sur de l’ultra-trail de 80 km+.
Les purées salées sont une vraie innovation dans un marché encore très orienté sucré. Sur un effort de 5h+, alterner une purée patate douce/carotte avec une barre chocolat/noisette change vraiment la relation à la nutrition. Tu as moins la nausée du sucre. Tu as moins envie de tout jeter dans le fossé au kilomètre 60.
Ce qu’on laisse : les barres en conditions froides (en dessous de 10°C, les dattes deviennent vraiment compactes). Et le prix reste élevé pour ceux qui s’alimentent beaucoup sur les longues distances — à 60-80 g de glucides par heure sur un Ironman, le ticket monte vite. Les packs -15% aident, mais ça reste une marque premium.
Ce que je garde dans ma boîte à ravitaillement : les purées sucrées et salées en alternance sur le vélo, les gels pour la course à pied, les barres protéinées en récupération dans les 30 min après l’arrivée. La barre Extra au petit-déjeuner de course, 1h avant le départ, est aussi une habitude que j’ai gardée.
FAQ
Où acheter les produits Baouw en France ?
Directement sur baouw.fr avec les remises pack (-10% dès 20 unités, -15% dès 40), sur Alltricks, sur Running Conseil et dans certains magasins de sport spécialisés. Le site officiel reste souvent le moins cher à l’unité pour les grosses quantités.
Combien de purées Baouw faut-il prendre sur un Ironman ?
Sur le segment vélo d’un Ironman (environ 5h pour un finisher moyen), vise 1 purée toutes les 30 min, soit 10 purées sur la partie vélo. En pratique, on mixe avec des barres et des boissons isotoniques pour varier les textures. La dose recommandée par Baouw est une purée toutes les 30 min selon l’intensité.
Les produits Baouw conviennent-ils aux végétaliens ?
Oui. Toute la gamme de purées et barres Extra est vegan. Les barres protéinées le sont aussi — elles utilisent des protéines de graines de courge, sans protéine de lait ni d’œuf. Tous les produits sont également sans gluten.
Baouw est-il vraiment meilleur pour la digestion que les gels classiques ?
Les retours terrain vont dans ce sens, notamment pour les efforts de plus de 3h. L’index glycémique modéré évite les pics insuliniques, l’absence d’édulcorants et d’additifs réduit les fermentations intestinales. Sur sprint ou Olympique, la différence est moins perceptible qu’en ultra ou longue distance.
À quelle fréquence prendre une barre Baouw Extra pendant l’effort ?
Baouw recommande une barre toutes les 45 min environ selon l’intensité. À haute intensité (vélo en groupe, fractionnés), mieux vaut passer sur les purées ou gels plus faciles à avaler. La barre convient mieux sur les efforts à intensité modérée où tu peux mâcher normalement.
Triathlète longue distance basé à Annecy, plusieurs Ironman dont Nice. Je partage mon expérience terrain honnêtement et sans conflit d’intérêt.

